Almanach
Mois de novembre

Sangliers

Batailles et combats
La période de reproduction approchant, les solitaires rejoignent la harde et chassent les plus jeunes sans ménagement. Pour signaler aux laies leurs bonnes dispositions, les mâles en rut déposent leur bave sur les branches basses des arbres et crissent amoureusement leurs canines.

Si deux solitaires jettent leur dévolu sur la même femelle, le combat est inévitable. Après un tour de chauffe, hure contre hure, histoire d'intimider l'adversaire, l'un des mâles, se cabre et se jette sur son rival. La lutte s'engage, violente, sans pitié, chacun essayant d'atteindre l'autre à la gorge.

Le combat cesse lorsque un des combattants s'enfuit. Le vainqueur rejoint sa promise. Les choses sérieuses peuvent commencer...
 

   

 

Insectivores

Changement de régime
Lorsque le froid s'installe, la plupart des insectes, les limaces et les araignées entrent en hibernation. Face à la pénurie qui s'annonce, les oiseaux insectivores n'adoptent pas tous la même stratégie. Certains migrent vers des contrées plus clémentes, d'autres restent sur place, mais sont obligés de changer de régime alimentaire.

Le merle, la sitelle (photo) ou la mésange doivent ainsi se contenter, le temps de la mauvaise saison, de manger des graines et des baies desséchées, glanées au hasard de leurs sorties.

 

Le cidre

Fête de la pomme
Arrivées à maturité, les pommes fraîchement cueillies rejoignent les pressoirs pour être brassées, pressées et transformées en cidre.

Une tradition ancestrale, prétexte à faire fleurir les fêtes dans bien des villes et villages de Bretagne et de Normandie mais aussi dans nos villages Ardennais. Grugeoirs et pressoirs sortent des remises et chacun y va de sa démonstration. l'air embaume le fruit mûr, le jus de pomme et le cidre coule à flot, ici accompagné de boudin, là de galettes, de camembert ou de saucisson ardennais.

 

 

Plantations

Place à la jeune classe
Pour que la forêt se renouvelle, il faut que de jeunes arbres remplacent les anciens. Cette régénération se fait naturellement avec les graines tombées sur le sol ou disséminées par le vent ou les oiseaux. Mais la DNF (Division Nature et Forêt) donne un petit coup de main à la nature en plantant de jeunes arbres élevés en pépinières.

Il ne faut dans ce cas que 2.500 plants de chêne par hectare pour permettre une régénération artificielle, alors qu'il faut 10.000 semis par hectare pour obtenir le même résultat en laissant faire dame Nature.



Phalènes

Rendez-vous au buffet
Des troncs de feuillus couverts de papillons par une froide nuit de novembre ?
Les phalènes brumeuses sont en pleine reproduction. Les mâles, ailes dressées sur le dos, s'accouplent sans façon à leurs étranges partenaires. D'une couleur gris brun, les femelles ont un corps arrondi et tacheté, pourvu de moignons d'ailes.

Peu frileuses, elles déposeront leurs oeufs à la base des bourgeons. Résistants au gel, les oeufs écloront vers le mois d'avril, libérant des cohortes de chenilles qui dévoreront les jeunes pousses

 
Recyclage

La seconde vie des feuilles mortes
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle...et peuvent être recyclées pour donner un excellent terreau. Il suffit d'entasser dans un coin du jardin et d'attendre le printemps prochain. plus le tas est important et humide, plus le compostage sera rapide.

Privilégiez les feuilles fines qui se décomposent rapidement, (frêne, tilleul, noisetier, peuplier, marronnier, érable...) et gardez les plus coriace (chêne, hêtre, platane...) pour protéger vos plantations des rigueurs de l'hiver.

 

L'osier

Fort et tendre à la fois
Un peu oublié dans notre pays l'osier a pourtant d'innombrables qualités. Son écorce jaune ou orangée se remarque de loin dans le décor gris de novembre. Le saule-osier a perdu ses feuilles, il entre en "dormance" : la récolte de ses rameaux peut commencer. Robustes, souples et aptes aux entrelacs, les pousses d'osier servent aux travaux de vannerie depuis la nuit des temps.

Une fois récoltées, les tiges sont mises en bottes et vendues telles quelles (osier vert) ou conservées les pieds dans l'eau puis décortiquées au printemps, à la montée de sève. L'osier vert devient alors osier blanc et sa valeur triple.