Almanach
Mois de Mars

 

Le perce-neige

Le perce neige est devenu assez rare chez nous, il a été un moment en voie de disparition suite à un déterrage pour replantage dans les jardins. C'est maintenant une espèce protégée comme toutes les espèces sauvages.

Il nous arrive fin février début mars dans les clairières de forêts de feuillus et parfois les talus herbacés. On peut dire que c'est la première fleur de l'année.

   

 

Le Coucou gris
 

De retour de leur lointain exil, les oiseaux migrateurs retrouvent les forêts de leurs amours. A peine revenu d'Afrique, le coucou gris (photo) coucoule aux lisières et dans les clairières pour séduire une femelle de passage, qui ira parasiter le nid d'une autre espèce au moment de la ponte.
Tout juste arrivée du sud de l'Europe, la fauvette à tête noire égaye les sous-bois, les taillis et les jardins en zinzinulant dans les feuillages. Quand au pouillot fitis, il lance infatigablement son chant mélancolique dans les hautes futaies et les forêts humides, comme pour s'attirer plus sûrement les faveurs d'une belle.

 

 
L'Aulne glutineux

Pour les abeilles :
Dans les marais, au bord des lacs, étangs et cours d'eaux, au fond des vallées humides, un arbre salue l'arrivée du printemps. Droit sur ses racines, l'écorce gerçurée, noirâtre, l'aulne glutineux déploie discrètement sa floraison.

Les fleurs mâles se reconnaissent à leurs chatons retombants, souvent groupés par trois tandis que les femelles se présentent sous la forme de petites inflorescences dressées.

Un rendez-vous apprécié des abeilles en ces temps de disette.

 

Le Merle

Merlette batisseuse :
Dame merlette a l'esprit pratique. A peine l'accouplement terminé, la voilà qui ne pense qu'à construire son nid. Monsieur propose plusieurs sites de rêve - un taillis épais, un tas de bois, une cabane de jardin sans porte, une fourche d'arbre...Madame hésite, se décide et se met au travail. Seule. Tiges, brins d'herbes, racine, feuilles, mousses, rien n'est trop douillet ni trop confortable pour sa progéniture future. Un peu de boue pour faire tenir le tout et le tour est joué. Au bout de trois à quatre jours, le nid est prêt à accueillir de beaux oeufs verts mouchetés de brun, qui seront pondus vers la fin avril.

 
 
Le Blaireau

Forêt foraine :
Débutée en janvier, la période des amours pour les blaireaux se prolonge jusqu'au mois de mars - quand elle ne dure pas toute l'année ! Les femelles peuvent alors se montrer volages, au point de s'accoupler avec plusieurs mâles. Fécondés, les ovules attendront entre trois et dix mois avant de se fixer dans l'utérus. La gestation, elle, ne durera que sept semaines. Mis au monde par portées de deux à cinq, les blaireautins parfois de pères différents, voient donc le jour un an après leur conception.
Tout roses à la naissance, ils resteront bien au chaud dans le terrier, le temps d'avoir une fourrure assez épaisse pour pouvoir sortir.

 

Fleurs de sous-bois

La fureur de vivre :
Profitant des premiers beaux jours, les fleurs des sous-bois n'ont que quelques semaines pour se reproduire : bientôt, les feuilles des arbres vont intercepter la lumière. Ficaire fausse-renoncule, anémone et violette des bois (photo), petite pervenche et ail des ours rivalisent de couleur et de beauté. Feu d'artifice fugace : à la fin du printemps, les belles supprimeront tiges, feuilles et fleurs, et mettront leurs organes vitaux à l'abri dans le sol jusqu'au printemps suivant.

Les Grenouilles

Retour sur le lieu de naissance :
Vers mars, à la fin de l’hibernation, toutes les grenouilles se rendent sur leurs lieux de ponte. Les mâles chantent pour attirer les femelles, en gonflant leurs sacs vocaux. Les femelles ont une préférence pour les mâles ayant la plus grosse voix, qui sont aussi les plus gros, donc les plus vieux. Chaque femelle est alors entourée de plusieurs mâles.
Le délai entre la fécondation est l’éclosion est de 2 à 21 jours. Les œufs se développent en trois phases, qui durent trois à quatre mois. A l’intérieur de l’œuf, les embryons se transforment petit à petit en têtard et sortent de l’œuf. Ils mangent les restes de leur enveloppe. Puis quand ils arrivent à nager ils deviennent carnivores.
Leur queue s’allonge et les branchies grossissent. Peu de temps après, les pattes postérieures apparaissent progressivement. Les pattes antérieures apparaissent d’un coup, car elles se sont en fait formées en même temps que les postérieures, mais sous la peau. La peau se déchire et on a l’impression qu’elles ont poussées en une journée.
Ensuite, la queue disparaît et les poumons apparaissent, les têtards sont alors obligés de revenir assez souvent à la surface pour respirer.

Les têtards étant sujets à des parasites et à des maladies ou des malformations et étant pourchassés par de nombreux prédateurs, moins de 1% d'entre eux arriveront à l’âge adulte.

 

Quand le cerf perd la tête

Chaque année, entre février et mai, le Cerf perd ses bois (en février-mars pour les plus vieux et en avril-mai pour les jeunes. La repousse a lieu jusqu’à fin août et les bois atteignent leur plein développement avant la période du rut (septembre). Seul le mâle porte des bois. Ils commencent à pousser à l’âge de 9 mois et sont visibles à 1 an. Ils repoussent au printemps et en été et le velours tombe en juillet-août (variable selon l’âge, l’état de santé, la tranquillité des lieux, les conditions climatiques, etc.).

Il sera donc prêt pour épater les biches avec ses nouveaux bois en septembre.