Almanach
Mois d'octobre

L'automne est l'une des quatre saisons des zones tempérées. Elle se place entre l'été et l'hiver. Astronomiquement, elle commence avec l'équinoxe d'automne et finit au solstice d'hiver. Cette période correspond aux mois de septembre, octobre et novembre dans l'hémisphère nord et de mars, avril et mai dans l'hémisphère sud. Dans le calendrier républicain français, l'automne est la première saison de l'année et comprend les mois de vendémiaire, brumaire et frimaire. Dans certaines régions (canada notamment), un redoux d'environ une semaine survient pendant la saison d'automne et la température s'élève au point de rappeler une journée d'été. Pour cette raison, cette courte période est appelée « été de la Saint-Martin » en Europe ou « Été indien ou été des Indiens » au Canada.
Les arbres à feuilles caduques se préparant à la dormance et à la production des bourgeons, ils doivent se débarrasser de leurs feuilles car ils ne peuvent plus les nourrir. Les feuilles, perdant ainsi leur chlorophylle substance responsable de leur couleur verte, prennent une teinte jaune, orangée, brune ou même rouge. Dans l'hémisphère nord, l'automne est la saison des récoltes, notamment des cultures d'été : maïs, tournesol… et des fruits de toutes sortes : pommes, poires, coings..., des fruits secs châtaignes, noix et noisettes. C'est aussi la saison des labours.
 

   

Le rouge-gorge

Douces sonates d'automne
Fuyant les frimas septentrionaux, les rouges-gorges trouvent refuge dans les jardins, les sous-bois et les garrigues du Sud. Ils passeront là tout l'hiver et ne reprendront leur envol qu'au petit printemps.
Camouflés par le feu des feuillages d'automne, ils poussent leur chansonnette mélodieuse, tôt le matin ou tard le soir, pour bien marquer leur territoire. Presque mélancolique, ce chant d'automne est plus doux, plus lent qu'à la période des amours, est-ce une manière de dire adieu à la belle saison ?

Vous le verrez souvent autour de vos mangeoires mais jamais plus d'un à la fois et sans doute toujours le même, le rouge-gorge est très territorial et ne supporte pas la concurrence.

 
Le fusain

Un bien joli poison

Discret de nature, le fusain d'Europe s'offre une petite coquetterie d'automne, comme pour se faire remarquer par les promeneurs, plus prompts à repérer ses voisins - églantiers, sureaux et aubépines - que lui. Le voilà donc qui couvre ses rameaux verts de fruits en forme de capsules roses et carrées, désignés par le langage populaire sous le nom de "bonnet de prêtre" ou de "cardinal".
En s'ouvrant, ces étranges capsules libèrent des graines d'un bel orange vernissé. Le tout très appétissant ... mais vénéneux.
 
La chasse

Un mode de régulation
Les grands prédateurs ayant pratiquement disparu de nos forêts, le gibier prospère. Bonne nouvelle ? Pas sûr. Car l'écosystème repose sur un équilibre fragile entre faune et flore. Qu'une espèce vienne à proliférer et la régénération de la forêt s'en trouve compromise.
Un exemple : les cervidés, gourmands de jeunes pousses, provoquent de sérieux dégâts. Dans ces cas là, la chasse, encadrée par des baux ou licences gérées par la DNF dans les forêts domaniales, régule les populations selon l'espèce, le sexe et l'âge des animaux.
Personnellement je suis contre la chasse telle qu'elle est pratiquée de nos jours, est-il bien nécessaire de nourrir le gibier et de l'enfermer dans des terrains bien clôturés, faire l'élevage de faisans qui seront relâchés en période de chasse pour le seul plaisir de quelques maniaques du coup de fusil ?
 
Les cigognes noires

Derniers vols pour l'Afrique
reconnaissable à son tour de l'oeil et à son bec rouge vif, la cigogne noire est à peine plus grosse qu'un héron cendré. Longtemps victime de l'homme, elle se réinstalle timidement au coeur de nos grands massifs forestiers.
On a recensé quelques couples en Belgique. Farouches et misanthropes, ces beaux oiseaux apprécient les vastes forêts vallonnées, où serpentent les ruisseaux poissonneux. Les cigognes noires construisent généralement leur nid sur la branche maîtresse d'un arbre, souvent une chêne, à proximité d'une clairière afin de faciliter l'envol. Elles commencent à migrer vers l'Afrique en juillet et échelonnent leurs départs jusqu'à la mi-octobre. Dans un couple, le mâle et la femelle migrent séparément et vers des sites différents, mais ils se retrouvent au printemps dans leurs appartements.


 
 

Noix

Cernez le cerneau
Egaré au fond d'un vallon inculte, le long d'une voie ferrée ou trônant majestueusement au milieu d'un pré, le noyer offre ses fruits à qui veut bien prendre la peine de les ramasser, quitte à se tacher le bout des doigts.
Car la pulpe qui les enveloppe - le fameux brou de noix - est en effet si colorante qu'elle sert de teinture pour le bois et de pigment aux artistes. Reste la noix, divine et délicieuse, riche en vitamines, en protéines et en corps gras essentiels. un bon antidote à l'hiver qui s'approche.

Mais la concurrence est rude, corneilles et écureuils veulent leur part du gâteau.

 

Chauves-souris

Chuuut . . . l'hibernation

Les chauves-souris européennes se nourrissent principalement d'insectes. C'est pourquoi, fin octobre, quand les proies se font rares. Elles limitent leurs dépenses énergétiques au maximum.

Elles entrent en léthargie :

  • Leur température chute entre 0° et 10°C, quelques degrés au-dessus de la température ambiante.
  • Le rythme cardiaque s’effondre, il est de 250 à 450 battements de coeur par minute pour un animal au repos, il tombe entre 5 et 10 battements par minute en léthargie.
  • La respiration semble s’arrêter, habituellement de 4 à 6 mouvements respiratoires sont effectués chaque seconde, en hibernation des arrêts respiratoires peuvent durer de 60 à 90 minutes !!!
Ce n’est pas le seul moyen utilisé pour économiser l’énergie. Les chauves-souris hibernent dans des lieux ou la température est stable et adaptée à la léthargie, comme des grottes, des mines, des arbres creux ou des bâtiments.

Certaines se regroupent pour diminuer les pertes de chaleurs et forment des "grappes". Les grappes ont parfois plusieurs niveaux, c’est à dire que des chauves-souris sont accrochées aux chauves-souris accrochées au plafond et ainsi de suite.

Les chauves-souris sont très vulnérables pendant l'hibernation. En effet, le réveil dure de 30 à 60 minutes, le temps que la température corporelle revienne à la normale.
Vous aurez compris que la gestion de l’énergie en hibernation est vitale pour les chauves-souris. Chaque réveil demande une dépense d’énergie importante. Il faut donc éviter de les déranger pendant cette période. Elles ont déjà d’autres soucis à surmonter.