La gale du Hêtre.
Mikiola fagi

Chez certains insectes – ici, un petit diptère appelé cécidomyie du hêtre (Mikiola fagi) – la femelle perce l’épiderme des feuilles pour y pondre ses oeufs. Ce faisant, elle inocule un composé chimique qui produit une prolifération cellulaire importante (une sorte de cancer) chez son hôte.
Toute la partie de la feuille située aux abords immédiats de la “piqûre” réagit à cette agression et se développe de manière anarchique, donnant naissance à une galle. Imaginez un insecte volant de quelques mm de long qui parvient à créer une structure environ dix fois plus grosse que lui ! Les larves de l’insecte se nourrissent de l’intérieur de cette masse végétale, qui leur sert donc à la fois de gîte et de couvert. L’automne venu, la galle tombe au sol et la larve y passe l’hiver, en pause métabolique. Au printemps, après une fastidieuse nymphose (de l’état de “petit ver“ à l’état de “mouchette”), l’insecte sort de son abri sous sa forme adulte.