Cliquez pour
agrandir

 


Saint Hubert_2 - 10 Km.
22 juin 2010

Les Abanages (balises rectangles verts)

Le point de départ se trouve au carrefour du Sapin Fi, pour y arriver il faut suivre la route Saint-Hubert _ Forrières (Rue Saint-Michel). Continuer tout droit la grand route en admirant la belle forêt domaniale de Saint-Michel (hêtraie réputée). Tourner à droite au premier carrefour, en direction du monument du roi Albert et continuer tout droit jusqu'au bout de la route empierrée. A cet endroit, prendre à gauche pendant 50 mètres et vous trouverez le point de départ de la balade avec un panneau didactique. Nous suivrons les balises "rectangles verts".

Nous sommes donc déjà au milieu de la forêt et nous venons de garer la voiture à une croisée de chemins, un panneau didactique nous explique l’itinéraire et les différents biotopes que nous allons rencontrer. En tournant le dos à ce panneau nous allons à gauche, l’altitude à cet endroit est de 540 mètres. Quelques dizaines de mètres plus loin nous tournons déjà à gauche sur un chemin empierré qui longe la fagne de la Doneuse. La digitale est en fleur, une zone humide vient ponctuer le paysage.
Nous serons à nouveau sur l’asphalte en entrant dans une hêtraie un peu plus loin , de superbes hêtres pourpres colorent la forêt, le chemin descend de plus en plus fort jusqu’à un chemin empierré.
Nous trouverons sur tout le trajet des petits panneaux didactiques expliquant les différents aspects de la forêt. Celui-ci nous explique que « tous les ans il tombe entre 3 et 4 tonnes de feuilles mortes, de branches, de brindilles etc…, cette couche de feuilles est appelée litière forestière ».
Je remarque une tache rouge dans un arbre, c’est un magnifique Bouvreuil pivoine mâle qui conte fleurette à sa femelle, ils sont trop occupés pour nous remarquer et se laissent observer pendant un long moment.
Le bruit enchanteur d’un ruisseau nous parvient aux oreilles, c’est le Rau de la Doneuse.
Nous longeons maintenant la fagne du Rôlis et au large Y nous allons à gauche en suivant toujours les balises rectangles verts. Nous arrivons enfin sur un chemin de terre au milieu de feuillus, Hêtres, chênes, Charmes, Bouleaux etc … nous allons tout droit en ignorant un chemin sur notre gauche.
Nous arrivons au point le plus bas de notre balade à une altitude de 394 mètres et le chemin remonte … de plus en plus fort, nous y allons à notre aise en admirant les grands hêtres qui semblent nous narguer et nous prendre de haut.
Les digitales en fleurs bordent les chemins (dois-je vous rappeler que ces fleurs sont très toxiques ?) et une de ces plantes grouille de fourmis et de pucerons, vous trouverez les explications de cette cohabitation avec les photos.
Nous sommes au milieu des Abanages d’où le nom de la balade. Après la côte, revoilà une longue descente et je crains que la deuxième partie de le balade ne soit plus raide que la première. Nous arrivons sur une petite route asphaltée en T nous allons à gauche en abordant une côte assez raide, un petit ruisseau, le rau de Palogne se trouve sur notre droite, nous passerons sur un de ses affluents un peu plus loin. Ce petit rau se jette dans la Masblette, un ruisseau plus important.
Le parcours devient sinueux , plusieurs virages serrés nous emmènent sur une autre route en T, un banc public nous permet de souffler un peu et d’admirer cette nature généreuse mais pourtant bien malmenée par l’homme. Nous tournons à gauche, de petites zones humides très appréciées des libellules bordent notre trajet, en faisant attention nous trouvons de la sphaigne. La sphaigne est une mousse qu’on rencontre dans les zones humides, son rôle est très important car elle peut retenir jusqu’à 40 fois son poids en eau et lutter ainsi efficacement contre la sécheresse.
Nous passons encore une fois au dessus d’un affluent du rau de la Palogne et arrivons au milieu d’une clairière ensoleillée où nous entendons le chant d’un Pouillot Fitis, nous écoutons le virtuose avant de poursuivre notre chemin. Un autre oiseau attire notre attention, il vole en suivant un chemin bien précis le long des branches d’un arbre, en fait il attrape tous les insectes et chenilles présents sur les feuilles, c’est la saison des nids et les parents ont beaucoup de travail.
Nous n’avons rencontré depuis notre départ aucune maison ni aucune âme qui vive, juste le vent et les oiseaux et aussi une biche qui traverse le chemin devant nous, elle s’arrête un court instant pour nous dévisager et reprend sa course, c’est un de ces moments magiques qu’on ne peut avoir que si on le mérite.
Quand on quitte le chemin, (ce qui n’est pas autorisé) on remarque que le sol est assez marécageux, nous sommes bien en fagne ardennaise.
A force de grimper nous sommes maintenant à une altitude de 535 mètres, une dernière ligne droite dans la hêtraie, un carrefour tout droit et nous retrouvons notre voiture.

 

 

 


Cliquez pour
agrandir