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L'Effraie des clochers
Tyto alba
 

 
 

Un de ses noms populaires est la « dame blanche ».
Sa répartition est ubiquiste, elle habite tous les continents, sauf l'Antarctique et certaines îles. C'est l'espèce de strigiformes la plus répandue au monde. L'effraie des clochers est la seule espèce de la famille des tytonidés, vivant en Europe, notamment en Belgique. Elle niche dans les greniers, les granges, les hangars, les clochers (d'où son nom).

Aspect

Longueur : 34-38 cm, Envergure : 90-95 cm, Poids : environ 315 g

Sa tête est grosse avec un disque facial blanchâtre, en forme de cœur (caractéristique des tytonidés). Ses pattes sont longues couvertes de plumes blanches et munies de doigts puissants aux serres bien développées. Ses ailes sont longues et plutôt étroites.Son dos brun orangé et gris est parsemé de petites taches blanches, le poitrail est blanc parsemé de taches brunes (d'où son surnom de «dame blanche»).

Voix
Son cri est un «khrû» ou «khraikh» rauque, strident et répétitif qu'on compare souvent au ronflement d'un dormeur. Il y a aussi un deuxième cri, plus long qui fait un "chhhhhh" très impressionnant. Elle Chuinte.

Alimentation
Elle chasse la nuit dans des étendues cultivées ou des prairies afin d'y capturer des petits rongeurs (campagnols, mulots, souris). Plus rarement des belettes ou des lapins, ainsi que des petits oiseaux ou des chauve-souris. Les pelotes de réjection mesurent environ 45 mm sur 26 mm. Elles sont caractérisées par leur aspect noir, brillant et lisse quand elles sont fraîches.

Nidification et élevage des jeunes
En général, la femelle pond de 4 à 7 œufs qui mesurent de 35 à 43 mm par 30 à 33 mm. Lorsque la nourriture est très abondante, elle peut en pondre jusqu'à 15, et une deuxième nichée peut se produire au cours de la même saison.
Les œufs sont pondus à même le sol et la femelle les couve de 30 à 32 jours pendant que le mâle chasse pour la nourrir. Les jeunes quittent le nid après 55 jours environ parfois même davantage, ils sont nourris par les deux parents.

Habitat
Après la saison de nidification, la majorité des jeunes se dispersent à moins de 20 km de leur lieu de naissance. Une fois que les jeunes effraies ont trouvé un site propice pour nicher, elles pourront y passer le reste de leur vie si la nourriture s'y trouve en quantité suffisante.
L'effraie est une habitante des grands milieux ouverts. Elle peut utiliser des bâtiments comme des vieilles granges et des clochers d'église pour y élever sa famille, mais elle chasse au-dessus des vastes champs avoisinants.
Classiquement sédentaire, c’est-à-dire qu'elle demeure dans son aire de nidification (ou dans les alentours) toute l'année. On la trouve principalement dans les zones habitées, plus rarement dans les forêts. Elle reste en général fidèle à sa patrie durant l'hiver, mais lorsque la nourriture vient à manquer (effondrement de la population de rongeurs), on a déjà observé des migrations de petits groupes d'adultes qui peuvent alors entreprendre des déplacements importants en terme de distance (jusqu'à 500 km : un record) et de nombre d'oiseaux impliqués.
Cette particularité qu'ont les effraies de se disperser dans toutes les directions après la nidification ou lors d'une longue période de disette fait que leurs mouvements migratoires ont lieu dans toutes les directions et beaucoup se font en altitude. Malheureusement, une effraie qui a élu domicile au dessus de son aire de distribution habituelle ne tentera pas de redescendre en plaine ou en vallée à la saison froide. Car, une fois installée dans son nid, son habitus est sédentaire. Et comme cette effraie n'est pas, du fait de son plumage, adaptée aux très grands froids (en dessous de -15/-20°C) n'ayant pas comme certains mammifères, la possibilité d'hiberner, elle mourra obligatoirement si l'hiver est par trop rigoureux. En fait, les individus répartis dans ces aires d'altitude sont condamnés à mourir de froid tôt ou tard.

En forte régression, la chouette effraie est un animal assez menacé, notamment par le trafic routier et les fils électriques ; il n'est pas rare, hélas, de voir des petits corps d'effraie, écrasés sur le bas côté de la route.

En Belgique, l'effraie est protégée et n'est plus martyrisée au nom des superstitions idiotes mais dans certains départements de l'ouest de la France, il n'est pas rare, encore de nos jours, de voir une dame blanche (espèce pourtant protégée aussi) clouée en croix sur le portail d'une grange. À leur décharge, chasseurs et cultivateurs, mettent en avant mille légendes ancestrales: l'Effraie est celle qui effraie.



 

 

 


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© Michel Lamarche, FindNature.com

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Merci à Christian, Fabrice, Yann, et Jean-Louis  pour ces magnifiques photos.