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Bouillon - 8 Km.
04 août 2009

Bouillon nous réserve bien des surprises, son château célèbre, la Semois, la nature au cœur de l’Ardenne, c’est l’endroit idéal pour se ressourcer et changer d’air.

Personnellement nous évitons la foule et préférons le calme des sentiers silencieux, cette balade nous emmènera tout d’abord sur une côte à forte déclivité pour ensuite dévier vers des chemins non balisés pendant une bonne partie du trajet.

Nous démarrons notre balade au pont de Cordemois, dit aussi le pont de la Poulie, nous le traversons et tout de suite à droite nous trouvons quelques escaliers qui donnent sur un petit sentier qui monte très fort vers la tour du belvédère, gros effort déjà, la pente est vraiment très raide et le sentier est en zigzag, nous montons à notre aise, inutile de se précipiter. A mi-chemin un banc à flanc de colline nous permet de souffler un peu et aussi de profiter d’une belle vue sur la Semois. Le sentier devient très escarpé mais plat, nous redoublons de prudence sur cette portion, au Y suivant nous allons à gauche en recommençant à grimper en zigzag et en suivant les balise GR et losanges rouge sur fond blanc.
Ce sentier est coupé d’autres traces en lignes droites, certains petits malins ont cru bon de couper au court, certainement en descendant mais en causant aussi de nombreux dégâts à la flore de l’endroit.
A bout de souffle, nous arrivons au sommet où nous attendent encore 112 marches pour arriver au sommet de la tour du belvédère, nous venons de venir à bout d’un dénivelé de 145 mètres sur une distance de 1 kilomètre environ, il n’y aura plus de côtes sur le restant du trajet. Nous sommes maintenant à 365 mètres d’altitude.
Au sommet de la tour, la vue est grandiose, la Semois forme une boucle encerclant les maisons et le château de Godefroi, ça valait vraiment la peine de faire ces efforts.
En tournant le dos à la tour, nous allons à droite direction promenade 15 balisée par un losange rouge sur fond blanc mais pas longtemps, 50 mètres plus loin le chemin croise un sentier et nous allons tout droit.
A partir de là nous quittons les chemins balisés officiels.
Nous sommes maintenant sur un chemin empierré au milieu de vieux sapins sur notre gauche et de jeunes à droite, le chemin tourne à gauche. Le sol sous les sapins est assez acide et habituellement rien ne pousse à part quelques champignons mais ici le soleil arrivant jusqu’au sol permet à la Verge d’or de pousser en abondance. Une plante médicinale très utilisée comme vous pourrez le voir sur la page qui lui est consacrée.
Nous sortons de cette sapinière pour longer un immense champ de blé bien doré encore sur pied, les Hirondelles de fenêtres virevoltent au dessus de nos têtes et quelques Bergeronnettes grises cherchent leurs repas sur le chemin. Nous sommes seuls, ce chemin est le moins fréquenté de la région car non balisé.
Au T suivant nous allons à gauche en amorçant notre descente vers la Semois qui est encore bien loin, nous longeons un champ fauché depuis peu, l’odeur des foins plane dans l’air, c’est très agréable.
Sur le bord du chemin nous trouvons de l’Angélique sauvage, une autre plante médicinale très recherchée. Nous n’entendons plus les oiseaux chanter, la saison des amours et de nidification est désormais terminée et les chants se sont tus, justes quelques cris par ci par là.
Un peu plus loin nous retrouvons les feuillus, érables champêtres, hêtres, bouleaux, charmes succèdent aux sapins monotones. Des taches jaunes attirent notre attention sur le bord du chemin, c’est la Balsamine des bois, une magnifique fleur en forme de chapeau de nain à l’horizontale bizarrement pendue au bout de sa tige prenant naissance sous ses feuilles. Un peu plus bas un T et nous allons à gauche sur un chemin de terre plus large, nous resterons sur ce chemin jusqu’au moulin de l’Epine où nous retrouverons la Semois et le macadam par la même occasion. Nous allons garder la Semois sur notre droite jusqu’au bout de la balade, malheureusement à partir de là nous retrouvons la « civilisation » et les touristes.
Nous passons devant le monastère de Cordemois visitable pour ceux que ça intéresse, nous voyons la Semois légèrement en contrebas. Notre point de départ est au bout de cette route où nous pourrons encore admirer le château de Godefroi de Bouillon sous un autre angle.

Nous irons encore flâner le long de la rivière, l’Impatiente de l’Himalaya a envahit les berges de la Semois. Je me souviens de la première fois que j’ai vu cette fleur inconnue dans nos régions, j’ai du chercher dans mes livres pour l’identifier, certains livres ne la renseignait même pas. Sur le coup j’avais été émerveillé par sa beauté sans savoir qu’elle allait envahir nos berges et éradiquer d’autres plantes indigènes.

 

 

 


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