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Cugnon - 8 Km.
02 octobre 2010


Nous devrions rencontrer d'abord les C3 jusqu'au gué puis les C1 jusqu'au bout mais ne vous y fiez pas, le trajet est très mal balisé

Le village, sur la rive droite de la Semois, à deux pas de Mortehan, surplombe quelque peu la Semois. Deux routes pour y accéder: la plus importante venant de Mortehan pour se diriger vers Auby traverse le village et franchit la Semois au « Gué la tour » situé près de la rue de la Forteresse. A voir : le château quadrilatère était construit en dalles de schiste, l'église Saint-Remi date de 1780, l'ancienne maison communale, d'anciennes fermes du XVIIIème siècle classées, son pont, son moulin, son hôtel et la taverne le Carpe Diem. Dans la région, vous apercevrez ça et là les derniers toits de " cornue ", faits de glaise et de déchets ardoisiers.

 

Je ne conseille pas cette balade aux marcheurs débutants ni aux autres pendant les fortes crues où le niveau de la Semois pourrait vous empêcher de passer à gué. A part ces « détails » c’est une balade bien sympa où se succèdent milieux ouverts et fermés, la Gaume est une magnifique région.

Dos à l’église, nous partons sur notre gauche en redescendant vers la Semois. Nous arrivons très vite au pont où nous pouvons admirer un vieux moulin très bien restauré avec une roue à aube qui fonctionne en émettant un cri plaintif. Nous passons le pont et au T suivant nous allons à droite en direction de Bouillon, nous ne resterons pas longtemps sur cette grand-route, 100 mètres plus loin nous abordons une côte dans une plus petite rue avant droite. La côte est raide mais l'asphalte fera place à un sentier empierré.

Nous arrivons au point de vue signalisé par une petite pancarte, la vue sur la Semois et le paisible village de Cugnon est magnifique, le temps est très clair et nous bénéficions d’une lumière exceptionnelle. Nous continuons à monter et au sommet, des barbelés nous barrent le passage, il y a, toutefois, un passage pour les piétons sur le côté. Les barbelés sont là pour empêcher la circulation des véhicules.

Une prairie à gauche et une pessière à droite qui plonge vers le fond de la vallée. C’est dans cette descente que nous trouvons notre première balise, un cercle blanc avec C3 à l’intérieur peinte sur un tronc d’épicéa, il vaut mieux avoir une carte pour cette balade. Les champignons sont toujours bien présents mais en moins grande quantité quand même, de nombreuses amanites tue-mouches peuplent le sous-bois. Nous arrivons à un T au milieu du bois et nous allons à droite, le chemin descend de plus en plus fort.

Nous faisons une halte sur le bord d’une prairie fraichement fauchée où une multitude d’oiseaux, pinsons des arbres, rouge queue noire etc…, sans doute migrateurs, tentent de se nourrir mais il y a danger pour eux, deux rapaces, aussi à la recherche de nourriture planent quelques mètres au dessus d’eux. Une vingtaine de Geais des chênes très bruyants se font entendre à l’orée du bois de l’autre côté.
Nous continuons notre chemin et au bout de cette descente, surprise surprise, la passerelle devant surplomber la Semois n’existe plus, nous devons donc nous déchausser et passer le gué les pieds dans l’eau. Exercice pas très confortable, nous avons de l’eau jusqu’à mi-mollet et les galets du fond nous font mal, l’eau n’est pas chaude non plus. La rivière est particulièrement large à cet endroit. Pendant notre traversée, quatre Grandes Aigrettes harcelées par un Héron cendré nous survolent. Heureux d’arriver sur l’autre berge, nous nous séchons et reprenons notre route, pas pour longtemps, un autre bras de la Semois nous barre la route, nous enlevons à nouveau nos chaussures, l’eau est toujours aussi froide mais moins profonde et le fond est plus régulier. Nous sortons de l’eau et remettons nos chaussures, nous devons aller vers l’entrée du camping qui est derrière nous et juste avant la barrière entre les caravanes prendre le sentier à droite. Je déteste les campings, ils défigurent le paysage, les terrains devraient être aménagés et plantés d’arbres pour cacher le plus possible ces cabanes de plastic. Les caravanes sont maintenant derrière nous mais le chemin commence à monter dans la forêt, il va monter de plus en plus fort, nous devons passer de 260 mètres d’altitude à 361 mètres sur une distance relativement courte. Ce sont maintenant des balises « cercle blanc C1 » que nous devons suivre mais ne vous y fiez pas, elles sont souvent absentes aux endroits stratégiques.

Nous ne voyons plus la Semois qui est bien loin en contrebas. Un faux plat et la côte reprend de plus belle jusqu’au carrefour à 5 branches un peu plus haut, nous nous reposons quelques instants sur le banc. Nous devons prendre le chemin le plus sur notre droite et continuer à monter.
Le balisage à cet endroit est quand même très explicite, nous sommes dans une forêt comme on les aime, mixte avec une dominance de feuillus, quelques sapins douglas bien sombres viennent noircir les couleurs changeantes de l’automne. Les senteurs sont sublimes, les feuilles jonchent déjà le sol, un pic vert ricane au loin. Un beau paysage sur notre droite juste avant le T qui marque le point culminant de cet itinéraire, nous allons à droite vers la descente et le T à droite de la grand-route (N832) qui va nous reconduire jusque Cugnon.

Après la chapelle, nous restons à droite sans quitter cette route qui rejoint la place de l’Eglise.

Un site sur Cugnon et sa région : http://www.ftlb.be/fr/attractions/fiche.php?avi_id=1239

 

 

 


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