Durnal - 9 Km.

13 août 2006

Très belle promenade sans aucune difficulté, certains chemins de terre doivent être assez boueux par temps de pluie, sur 9 km, 7 sont des sentiers dans la forêt ou le long du Bocq.

Départ dos à l’église, nous partons sur notre droite et nous montons directement à gauche dans la direction d’Yvoir et Crupet, nous arrivons tout de suite à un carrefour où nous allons tout droit, nous pouvons déjà admirer un magnifique paysage juste avant d’arriver à la chapelle dédiée à Saint Eloi, patron des métallos, des cheminots et de tous les artisans du fer. Un peu plus loin la route forme un T et nous allons à gauche toujours dans la direction d’Yvoir, 50 mètres plus loin, nous nous engageons dans un chemin de terre sur notre droite, de ce sentier herbacé encadré de praires nous pouvons admirer les campagnes avoisinantes. Quelques hirondelles volent en rase motte à la recherche de quelques insectes.

Au bout de cet agréable se trouve une ancienne ferme et un immense épicéa commun, nous retrouvons le macadam et nous nous dirigeons à gauche sur une petite route de campagne, nous passons entre deux gros frênes. Nous suivons cette route jusqu’au T que nous prenons à gauche pour prendre immédiatement à droite, attention nous devons nous diriger dans la rue du Bordon en laissant une autre rue sur notre gauche, la rue du Bordon est en impasse.

Cette rue est prolongée par un chemin forestier bordé de pins sylvestre, nous restons sur ce chemin en ignorant les chemins transversaux, nous entrons dans la forêt essentiellement plantée de pins et de petits chênes pédonculés. Le chemin descend de plus en plus fort vers la vallée. Nous passons dans une petite clairière et nous entrons à nouveau dans la forêt plantée d’autres essences d’arbres telles que les hêtres, chênes et bouleaux. Un rouge-queue vient nous couper la route. De nouveau une grande clairière mais nous restons sur ce chemin, nous laissons un chemin à gauche barré par une chaîne et nous descendons vers le Bocq. Attention, arrivé dans une petite clairière, nous entendons le Bocq sur notre droite mais nous ne prenons pas la chemin de droite, nous continuons tout droit dans un chemin rocailleux pour longer une carrière sans grand intérêt, paysage défiguré par la main de l’homme. Nous continuons en restant sur notre droite au Y suivant, nous prenons ensuite le chemin à gauche juste avant un pont enjambant le Bocq et nous passons ce même Bocq sur le pont suivant. Nous longeons encore une ancienne carrière et passons sur un pont surplombant l’ancienne ligne de chemin de fer, juste après le pont nous prenons à gauche un sentier qui descend pour rejoindre la rivière un peu plus bas, nous resterons sur ce sentier où nous pourrons entendre et admirer le Bocq couler en contrebas. Ce chemin peut être assez boueux et parsemé de grosses flaques d’eau. Nous ignorons un chemin à droite et nous continuons dans ce bois jusqu’au prochain T où nous tournons à gauche, nous sommes toujours sur sentier de terre contrairement à ce que j’ai tracé sur la carte. Nous retrouvons le macadam au pied de ce sentier, la route est en épingle à cheveux et nous apercevons sur notre gauche un autre pont passant au dessus du chemin de fer, nous passons ce pont. En restant sur cette route, nous arrivons à l’ancienne gare de Dorinne-Durnal et nous traversons le pont enjambant le Bocq. La route forme une épingle à cheveux assez serrée et juste à la sortie nous empruntons un chemin de terre à droite juste avant un coffret électrique haute tension. Ce chemin très rocailleux grimpe assez fort et est souvent aussi très glissant, nous sortons du bois et nous longeons des champs cultivés où nous apercevons le clocher de l’église de Durnal au dessus des arbres. Nous arrivons à un T incliné et nous continuons droit devant (droite) cette fois sur le macadam, la route forme un Y et nous prenons à gauche jusqu’au carrefour plus loin que nous prendrons à droite vers l’église, point d’arrivée.


Durnal est un gros village calcaire et grès dispersé sur un versant agréablement exposé au sud. L'habitat s'est développé de manière importante au sommet de la colline aux XIXe et XXe s.

Historique et Patrimoine

Les grottes de la vallée du Bocq à Durnal sont rattachées aux légendes des « Nutons » et de la « Gatte d’Or », qui appartiennent au passé poétique de la région mais où les archéologues voient les traces de très anciens habitats préhistoriques. Le site de Durnal conserve des vestiges de la population gallo-romaine. Cette dernière vécut aux premiers siècles de notre ère, dans un endroit propice à la défense, qui constitue un des avant-postes de l’antique forteresse où s’est implanté plus tard le château féodal de Spontin. Il évoque aussi la population franque dont les restes reposent dans l’important cimetière qui déborde sur les limites de Spontin et de Durnal.

Vers le 12ème siècle, le territoire de Durnal est partagé en 2 éléments : l’un constitue une partie de la seigneurie Namuroise de Spontin, dépendant de la prévôté de Poilvache, l’autre est un écart à la mairie liégeoise de Ciney.
Durnal constituait dès lors un des points frontières entre le comté de Namur et la principauté de Liège particulièrement enchevêtrés dans cette partie du Condroz.
La paroisse fut créée seulement en 1846 et la commune en 1850.
Vers 1850, la vie économique est dominée par l’agriculture jusqu’à la fin du 19ème siècle. Ce sont les prairies qui progressent en raison de l’intensification de l’élevage axé d’abord sur les moutons puis sur les bovidés. Le secteur secondaire s’inscrit dans le prolongement de l’économie de Spontin, tournée vers l’exploitation des carrières de pierres. En 1961, celle-ci occupe encore à Durnal 75 personnes.

Patrimoine 

L’église paroissiale Saint-Hubert est un gros édifice néo-classique en brique et pierre bleue. Elle a été bâtie en 1848.

La chapelle Saint-Roch est un petit édifice néo-classique en moellons de calcaire, excepté la façade en brique et pierre bleue.