Evrehailles - 10 Km.

5 août 2006

Evrehailles

Belle promenade de difficulté moyenne car très vallonnée, la première côte est assez abrupte, de nombreux kilomètres se font dans les forêts et de magnifiques points de vue s’offrent à vous. Le point culminant du parcours se trouve à 250 mètres d'altitude.

Départ dos à l’église, nous partons à droite et restons sur notre gauche dans la rue Constant Ambroise en laissant une rue à droite, nous arrivons à un carrefour, nous allons tout droit. Un peu plus loin nous avons devant nous un Y et nous prenons la branche de gauche dans la rue de Fontenelle et nous sortons du village à la hauteur d’une petite chapelle blanche et bleue. Nous sommes à présent sur une petite route de campagne bordée de prairies, nous ignorons les chemins transversaux et nous nous dirigeons vers le bois.

Nous entrons dans le bois, la route descend assez fort, dans le bois, nous admirons de gigantesques hêtres mais aussi des chênes et des robiniers. Nous continuons à descendre cette route en lacets jusqu’à la carrière et le pont qui enjambe le Bocq. Nous restons sur cette route et nous repassons encore une fois au dessus du Bocq. La route forme un T et nous nous dirigeons à droite, une buse variable semble nous indiquer le chemin en tournoyant au dessus de nous. Deux cents mètres plus loin, juste avant le pont de l’ancien chemin de fer, nous prenons un chemin empierré sur notre gauche qui s’enfonce dans un sous-bois, ce sentier grimpe de plus en plus fort et est de plus en plus rude. Nous longeons à présent une praire et nous arrivons enfin au sommet de cette côte abrupte. Nous apercevons les 3 ou 4 maisons de hameau de Tricointe et nous continuons tout droit, la route tourne à gauche mais nous nous engageons dans le sentier à droite et nous entrons dans la forêt domaniale, un petit ru traverse le chemin et nous avons maintenant le choix entre trois chemins, nous prenons celui du milieu qui nous promet encore une belle côte. Nous trouvons une grande diversité d’essences d’arbres dans cette forêt, épicéas, pins sylvestres, bouleaux, hêtres, chênes se partagent le territoire. De magnifiques et gigantesques fougères garnissent le sol. Nous arrivons à un carrefour avec une petite route, nous continuons tout droit à travers la forêt. Nous sortons du bois un moment, nous atteignons le point culminant de notre promenade à 250 mètres. Nous longeons à présent une praire et nous prenons à droite au carrefour devant nous et nous continuons à longer cette prairie. Deux cents mètres plus loin nous prenons encore à droite à la croisée des chemins et nous arrivons à une maison isolée qui semble être la maison de l’agent des eaux et forêts nous allons tout droit à ce carrefour. Nous allons toujours tout droit dans ce chemin qui descend de plus en plus fort et nous arrivons à la limite de la forêt domaniale, le chemin croise un autre en formant un large Y et nous prenons la branche de droite qui est, en fait, le prolongement du chemin où nous étions. Nous arrivons devant l’entrée de la ferme de Velnatte, nous allons à gauche pour contourner cette ferme imposante. Un peu plus loin, un magnifique point de vue s’offre à nous. Après avoir contourné la ferme nous continuons à gauche, nous descendons sur Bauche.

En bas de cette descente, nous trouvons le rau « Le Crupet » qui se jette un peu plus loin dans le Bocq, nous passons le pont au dessus du Crupet et nous arrivons à une route en T que nous prenons à droite, nous restons sur notre gauche dans la rue de la Bonne Auberge en ignorant la route à droite.

Nous sommes à Bauche et nous restons sur notre droite au prochain Y, nous repassons une nouvelle fois le Bocq, la route continue en virant à gauche mais nous montons dans le sentier à droite près de la chapelle dédiée à saint Antoine. Nous sommes à nouveau dans une forêt, ce chemin est rocailleux et devient schisteux un peu plus haut, nous marchons sur des plaques de schiste à fleur de sol. Nous sortons du bois pour longer un champ de céréales et une large bande de sapins douglas à droite. Un geai des chênes semble vouloir faire un bout de chemin avec nous et nous accompagne en nous saluant de cris stridents. Nous rejoignons une route en dur où nous admirons la magnifique vue qui s’offre à nous. Nous continuons tout droit vers Evrehailles et nous rejoignons la rue Fontenelle du début, il ne nous reste plus qu’à faire le chemin en sens inverse pour arriver à l’église cent cinquante mètres plus loin, point d’arrivée.


Le village est établi dans un site vallonné et s'est développé le long de 3 rues principales convergeant vers l’église qui, par son volume de briques et son clocher typé, émerge de l'ensemble.
Le village est constitué de maisons et fermes principalement des XVIIIe et XIXe s. et d'habitats groupés, souvent mitoyens élevés en moellons de grès ou de calcaire (parfois chaulés et colorés).
Vers le haut du village, l'implantation est plus souple, avec des cours et/ou des jardins précédents les volumes bâtis, jusqu'au boulevard des Combattants enserrant une vaste place arborée.
En descendant dans la vallée par le nord, voici le hameau de BAUCHE, construit autour de l'ancienne gare de la ligne Yvoir-Ciney, le long du Bocq.

Historique

Dès le 14ème siècle, la seigneurie d’Evrehailles dépendait de la mairie de Houx qui elle-même faisait partie de la prévôté de Poilvache et donc du Comté de Namur.

La seigneurie d’Evrehailles, au 16ème siècle, comportait, la terre d’Evrehailles, les cours tréfoncières d’Yvoir-la-Ville, d’Houzémont, de Monceau et de Tourment. En 1601, Evrehailles devient une seigneurie hautaine, probablement en signe de reconnaissance pour les services rendus aux archiducs Albert et Isabelle par le seigneur du temps, René de Rosey. En vertu d’un octroi de 1680, ces cours furent réunies en une seule cour foncière. La seigneurie d’Evrehailles possédait la haute, moyenne et basse justice.
Durant la 1ère moitié du 19ème siècle, la vie économique y est dominée par le maintien de la métallurgie traditionnelle. En 1858, la forge de la Gayolle, à Evrehailles, utilise toujours la force motrice fournie par le Bocq et comprend 3 affineries, 1 chaufferie et 2 marteaux. Elle coexiste avec une industrie extractive qui s’est maintenue bien au-delà de la révolution industrielle et est encore à l’honneur de nos jours.

Patrimoine

L’église : la première église (de style gothique) fut remplacée en 1858 par un édifice de style Renaissance. Elle fut incendiée en 1914 par les Allemands et ensuite reconstruite en 1922 (elle fut probablement reconstruite sur le site de l’ancien sanctuaire qui fut pendant tout le Moyen-Age une possession de l’Abbaye St Laurent de Liège et qui a laissé son saint patron au village). Le patron de la paroisse est saint Laurent, dont la fête se célèbre le dimanche qui suit le 10 Août.

Le château d’Evrehailles était le centre d’un fief cité dès le 13ème siècle et a du être reconstruit, au 16ème siècle, soit par les Montjoie, soit par les Rosey. Il semble qu’au départ, le château ait consisté en une enceinte quadrangulaire entourée d’eau et flanquée de deux tours d’angles circulaires. Les maçonneries sont presque entièrement en moellons de grès assisés et pierre bleue.

Pour en savoir plus sur Evrehailles : http://users.skynet.be/els11587/