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Herbeumont - 7,5 Km.
29 avril 2010

Le nom Herbeumont se compose du mot allemand HERB qui signifie âpre et du substantif latin MONT qui veut dire hauteur. On peut aussi comprendre ce nom comme « Mont herbeux ». Herbeumont est un village très ancien ; existait-il déjà au temps des Romains ? On le pense, mais on n'a aucune preuve bien qu'une chaussée romaine située au lieu dit « Poteau se Straimont » près de l'Antrogne traversait nos forêts. L'Abbé Tillière, auteur de l'histoire d'Orval affirme qu'au VIIe siècle, le domaine de Conques ouvrait ses portes. On pense également, toujours sans preuve, qu'à l'époque de Charlemagne, des verreries étaient en activité au premier pont de l’Antrogne. Les premières traces écrites datent de 1192 (Archives Administration des terres Wallonnes). On sait que le château a été construit vers 1268. Pendant plusieurs siècles, la vie du village s'est conjuguée à celle de cette forteresse. Bien plus tard, l'activité minière propulsa Herbeumont dans une activité industrielle florissante. L'extraction de schiste et la confection d'ardoises firent connaître le village dans toute la Belgique et bien plus loin encore. Ce fut ensuite, grâce à la culture du tabac, qu'Herbeumont connut une belle publicité. De nos jours, l'activité principale de bourg est le tourisme, à qui il offre de nombreuses promenades dans une quiétude tout ardennaise.

Nous garons notre voiture devant l'église et nous démarrons en lui tournant le dos droit devant nous vers les ruines du château. Nous restons à droite jusqu'au pont que nous traversons, un pont surplombant une vallée, pas de rivière ni ruisseau en bas. Nous sommes rue du Château sur un chemin en gravier, un peu plus haut nous allons à droite en passant sur le petit parking en contrebas des ruines, nous entrons dans le bois à cet endroit et trouvons quelques balises.

Nous devinons la Semois bien en contrebas, nous en sommes encore loin, la descente est raide mais praticable un Pic Noir tambourine pas loin de nous, le son est différent, beaucoup plus long et grave que celui d'un Pic Epeiche, nous descendons jusqu'au T au bas de cette pente et nous allons à droite. Nous ignorons un premier petit sentier sur notre droite et nous devons bifurquons à droite 25 mètres plus loin après une maison bizarre avec deux grosses cheminées. Un peu plus loin, un Y nous restons à droite et descendons vers la Semois.

Le sentier devient marécageux sur 30 mètres quand nous arrivons au niveau de la rivière et nous continuons tout droit dans la sapinière, le sentier n'est pas très bien marqué mais nous suivons l'eau, le sentier est parsemé de traces de sanglier, animal emblématique de notre belle Ardenne. En fait le chemin officiel est un peu plus haut mais rien ne nous interdit de marcher parallèlement le long de l'eau.

Nous finissons par rejoindre le chemin officiel et nous arrivons au gué des Manelles à une altitude de 260 mètres. Nous nous écartons un peu de la rivière et nous nous retrouvons au milieu de feuillus, nous ne voyons plus la Semois et jouissons du silence et de la bonne odeur forestière.

Revoilà la Semois à un endroit appelé "Libaipire" je ne sais pas ce que ça veut dire, le chemin rétrécit pour devenir un sentier en pierres collé à la Semois, il n'y a rien d'autre à faire que de communier avec la nature, nous avançons en silence en savourant l'instant présent, un couple de Canards Colverts vient nous dire bonjour tandis qu'un magnifique Héron Cendré remonte la rivière d'un vol nonchalant, nous le reverrons plus loin.

La Semois tourne à droite et nous abordons une côte assez raide qui va nous reconduire à cette petite maison bizarre que nous avons vue tout à l'heure signalée par une plaque indiquant "Presqu'île' de Boult", nous allons à droite sur le macadam avec la Semois en contrebas, nous allons tout droit en laissant une rue arrière droite.

Un peu plus loin, nous trouvons sur notre gauche une cabine électrique et notre carte indique un sentier qui se dirige vers les ruines du château, sur place nous ne voyons pas de sentier mais l'envie de voir les ruines étant plus forte que tout, nous décidons de grimper le talus en suivant le câble électrique qui alimente l'éclairage de ces ruines. La pente est très raide et nous devons faire attention à chaque pas car le sentier est plus un éboulis qu'autre chose. Au pied du château nous trouvons un minuscule sentier un peu plus praticable qui nous conduira au pied des ruines. Les efforts que nous avons du faire sont récompensés quand, sur le tour de garde du château, nous découvrons la vue imprenable sur la Semois et les environs. Les Ruines ont été restaurées à grands frais par la Province et la Région Wallonne.

Il est maintenant temps de rentrer et nous abordons la descente vers le village, nous retrouvons le pont puis le rond point et enfin l'église, fin de la balade.

 

 

 


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