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Modave - 8 Km.
14 mai 2012

Implanté sur un piton rocheux, le château de Modave, dont certaines parties remontent au XIIIe siècle, est, dans son aspect actuel, l'oeuvre du comte Jean-Gaspard-Ferdinand de Marchin qui, de 1652 à 1673, le restaura et l'aménagea. La cour d'honneur est bordée de différents bâtiments en harmonie avec le style de la façade. Deux fermes remontant au XVIIe siècle complètent cet ensemble situé dans le cadre idyllique d'une réserve naturelle de 450 hectares.

Une balade très silencieuse sans difficulté dans une nature qui semble vierge de pesticides et autres herbicides, nous trouverons le long des chemins et sentiers une multitude de fleurs de toutes sortes.

Nous garons notre voiture sur le parking du Château, une fois dos à ce magnifique château nous nous dirigeons vers la drève droit devant nous, nous longeons le mur d’enceinte et nous tournons à droite 100 mètres plus loin. Nous suivrons les balises losange rouge sur fond blanc et pour une fois nous pourrons nous y fier. Un peu plus loin le chemin continue tout droit mais nous tournons à droite en suivant toujours le mur. Le chemin descend un peu plus fort et se rétrécit, nous arrivons à une toute petite route asphaltée, nous allons à droite.

Cette petite route qui descend aboutit à un cours d’eau canalisé et fort bien entretenu « le Hoyoux » rivière peu profonde mais très propre dans lequel se jette un peu plus loin « la Pailhe » tout aussi canalisée, ce n’est pas très joli mais fonctionnel sans doute. Le Hoyoux est une rivière, affluent de la Meuse qui prend sa source à Verlée dans la province de Namur, à une altitude de 290 mètres et se jette à une altitude de 85 mètres dans la Meuse à Huy.

Juste après ce confluent, nous traversons le petit pont prévu uniquement pour les piétons, les véhicules doivent passer à gué, ceci pour vous dire que nous ne nous mouillerons pas les pieds lors de cette balade. Au bout de ce chemin nous tournons à gauche en traversant la Pailhe, un ruisseau tout aussi propre que le Hoyoux, preuve que les contrats de rivières portent leurs fruits et que les choses s’améliorent.

« Le Contrat de Rivière consiste à mettre autour d'une même table tous les acteurs de la vallée, en vue de définir consensuellement un programme d'actions de restauration des cours d'eau, de leurs abords et des ressources en eau du bassin. »

Nous revenons sur nos pas mais cette fois sur l’autre rive du Hoyoux et nous abordons une côte sur notre droite qui nous emmènera au milieu des bois. Nous suivons toujours les balises losange rouge sur fond blanc.

Les papillons sont de retour notamment le Vulcain revenu d’Afrique du Nord mais nos Piérides locales sont bien là aussi avec les belles Aurores aux bouts des ailes orangées, nous verrons aussi deux magnifiques Azurés. Aucun bruit hormis ceux de la nature ne vient troubler notre balade, nous savourons bien évidemment ces instants paisibles. Nous nous sentons comme des enfants dans une immense plaine de jeux naturelle, bien que la plupart des gosses de nos jours préfèrent des jeux plus matérialistes et plus électroniques, c’est bien dommage.

Le chemin monte plus fort, un écureuil roux nous coupe la route et grimpe à toute vitesse sur un pin sylvestre, il s’arrête à mi-chemin et nous dévisage longuement, il a eu peur mais se sent maintenant en sécurité, magnifique petite bête. Au sommet de cette côte nous longeons une immense prairie sur notre droite, ce chemin nous emmènera jusqu’à une grosse maison en pierres du pays juste avant une énorme ferme entièrement restaurée qui devait dépendre du château au 17ème siècle et même avant. Nous observons un moment des Hirondelles Rustiques ramasser de la boue pour confectionner leur nid. Au T suivant juste après cette ferme nous allons à gauche et c’est là que nous apercevons la deuxième grosse ferme entièrement rénovée aussi.

Le long des chemins poussent librement le lamier blanc et le jaune, la gesse, les myosotis, les stellaires et même l’ail des ours très odorant, toutes ces fleurs font le bonheur d’un grand nombre de butineuses et de quelques papillons.
Le chemin forme un S et nous continuons à descendre. Un peu plus loin « surprise surprise » la route semble barrée par le Hoyoux ! Aïe ! Nous n’avons pas nos chaussures pour passer à gué mais nous serons vite rassurés car nous pouvons passer sur un petit sentier à gauche et une passerelle en béton nous permettra de rester secs. La rivière est laissée à l’état sauvage à cet endroit, beaucoup plus joli que la partie canalisée plus haut.

Nous reprenons notre route en écoutant d’innombrables oiseaux, les 3 fauvettes, des jardins, babillarde et à tête noire, toutes les variétés de mésanges aussi s’en donnent à cœur joie, le rouge gorge qui défend bec et ongles son territoire et l’accenteur mouchet un peu plus discret, tous se lancent dans une symphonie champêtre bien agréable à entendre. Nous avançons en silence en savourant cette musique divine qu’aucun autre bruit ne vient troubler. Un peu plus haut au T nous allons à gauche en passant la barrière métallique, nous sommes maintenant sur un petit chemin asphalté, nous continuons tout droit jusqu’à la ferme, la route forme un T et nous allons à droite sur un chemin empierré et bien poussiéreux, ce chemin se prolonge en un sentier herbeux à gauche d’une ancienne petite ferme. Nous sommes au milieu de prés de fauche, pissenlits, gesses, marguerites, pâquerettes, renoncules et autres berces poussent en harmonie.

Nous continuons sur ce sentier assez étroit en évitant de toucher les clôtures électrifiées et au T suivant nous allons à gauche en retrouvant malheureusement la civilisation, 100 mètres plus loin encore un T nous allons à droite cette fois, un peu plus loin que le cimetière nous prenons la direction de Huy en restant à gauche sur une grand route, notre balade touche à sa fin. Il nous reste à prendre à gauche dans la drève du château où nous nous asseyons sur un banc pour prolonger un peu cette magnifique balade, une Sitelle Torchepot grimpe le long d’un arbre devant nous et va ravitailler sa dulcinée en train de couver ses œufs, dévouement sans limite du mâle pour la femelle bloquée au nid. Il fera plusieurs fois la navette le bec plein d’insectes, au bout du chemin le château et la fin de cette promenade.

 

 

 


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