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Mont Sainte Marie - 7 Km.

11 mars 2007

Un hameau solitaire de quelques maisons de grès et de pierres. Les troupes de Louis XIV l’ont complètement dévasté et pillé en 1675.

Pour y arriver, prendre la N4 vers Marche en Famenne, tourner à gauche dans la direction de Wierde, traverser Wierde et prendre la direction de Mozet, avant Mozet vous trouverez un panneau directionnel vers Mont Sainte Marie sur votre Droite, un panneau routier signale que cette route est en impasse mais il n’en est rien.

Si vous comptez faire cette balade, prévoyez une bonne paire de bottes, les chemins et sentiers sont impraticables, les pluies que nous avons du supporter cet hiver ont gorgé les prairies et sentiers, par contre cet itinéraire est à 80 % forestier et quand vous sortirez du bois ce sera pour admirer de magnifiques paysages.

Nous démarrons à la tour et nous nous engageons sur le petit chemin de terre devant l’unique maison à cet endroit, c’est un sentier bordé d’une haie de noisetiers sur notre droite et une prairie bien verte sur notre gauche, après le virage nous avons devant nous un premier panorama. Nous entrons dans un petit bois, la nature dort encore, les bourgeons ne sont pas encore ouverts, à quelques exceptions près. Nous arrivons dans la rue « Les Tiennes » qui est plutôt un chemin de terre, graviers et vestiges de tarmac. Nous passons devant quelques maisons, arrivés à la dernière maison (N° 149) nous devons prendre un sentier de terre en tranchée à gauche et c’est là que ça se complique, impossible de marcher dans cette boue sans en avoir jusqu’au dessus des chevilles, le chemin est en côte, nous décidons de grimper le talus et de marcher en haut parallèlement au sentier. Nous sommes maintenant dans une hêtraie bien entretenue, nous continuons à monter cette côte et nous sortons du bois, nous voyons sur notre gauche la tour du Mont Ste Marie au loin. Dans le petit bois à droite, je trouve des Oreilles de Juda pas très fraiches sur une branche morte. Nous arrivons à un carrefour et nous allons tout droit.

Plus loin la boue est à nouveau au rendez-vous et nous rencontrons nos premières fleurs, véroniques et jonquilles, le long du chemin de terre et il y a carrément un petit ru qui dégouline sur le côté, nous avons pu éviter la boue en longeant le champ. Nous arrivons à nouveau à un carrefour et nous prenons à droite, toujours dans la gadoue, nous suivons à partir de là les balises GR. Nous apercevons trois chevreuils apeurés sortir du bois au triple galop, sauter au dessus de la clôture et se diriger tout aussi vite vers le bois sur notre gauche. Trois motards, malgré les interdictions, sortent aussi du bois d’où venaient les chevreuils, c’est sans doute eux la cause de leur frayeur. Nous arrivons à un T et nous prenons à droite vers la ferme. La route forme un Y et nous prenons la branche de gauche et c’est là que ça se complique. D’énormes ornières remplies d’eau nous empêchent de passer, l’eau ruissèle de partout, nous nous enfonçons jusqu’aux chevilles et nous décidons de passer la clôture et de marcher dans la prairie où ça ne vaut pas mieux, la prairie est gorgée d’eau aussi. Nous arrivons au bout de ce marécage, heureusement toutes les eaux de ruissellement se dirigent vers la droite et nous allons tout droit sur un chemin beaucoup moins boueux, nous passons au dessus d’un ruisseau, un grand nombre de renoncules ficaire tapissent les bords de ce ruisseau et un peu plus loin, sur notre gauche se trouve de véritables marécages où je n’irai jamais mettre les pieds. Nous sortons de ce chemin de terre et nous prenons directement à gauche l’ancienne route qui monte vers le château, à cet endroit se trouve un énorme hêtre (parasité par le gui) qui vaut le coup d’œil. Nous montons cette route bordée de sapins douglas, le soleil est au rendez-vous, les oiseaux chantent.

Nous arrivons à l’entrée du château et nous prenons à droite, un chemin de terre empierré mais boueux un peu plus loin, nous passons au dessus d’un autre petit ruisseau, c’est décidemment une région fort humide. Arrivés à un Y dans le bois nous prenons à gauche. Une sitelle joue les acrobates le long d’un tronc de hêtre. Le chemin tourne à droite mais nous allons tout droit dans la … boue. A cet endroit nous apercevons le château d’Arville, grosse bâtisse sans grand intérêt, deux hérons en vol se posent sur un arbre ce qui me fait penser qu’il doit y avoir un étang pas loin. Nous passons au dessus d’un petit ru et nous continuons vers un petit pont de bois enjambant un ruisseau un peu plus large que le précédent. Ce ruisseau va se jeter dans l’étang sur notre gauche. Nous apercevons des bernaches du canada mais nous ne pouvons approcher davantage, c’est trop marécageux et clôturé en plus. Une énorme mare d’eau dormante recèle quelques milliers d’œufs de grenouilles. Dans ce bois nous pouvons écouter pas mal de cris et de chants d’oiseaux, c’est la saison des amours et ils s’en donnent à cœur joie, deux buses variables passent au dessus de nous en criant, un pic épeiche tambourine le long d’un arbre, les sitelles poussent leurs cris de ralliement sans parler des mésanges de toutes sortes qui piaffent de joie en voyant le printemps arriver, c’est la saison des nids et tout ce petit monde y va de son petit couplet.

Nous arrivons au bout du bois et nous tournons à gauche le long d’une praire, un treillis nous barre le passage mais nous passons quand même, ce n’est pas un sentier privé, nous longeons une praire où nous pouvons apercevoir les premiers papillons de l’année, un paon du jour s’approche de nous en toute confiance. Sur ce chemin nous apercevons le rau d’Arville couler en contrebas. Nous arrivons en bas de ce sentier et nous prenons à gauche aux bâtiments des anciennes « sources minérales d’Arville », nous passons sur le pont enjambant le rau et nous prenons aussitôt le sentier de terre à droite. Ce sentier descend un moment et nous suivons le rau. Nous restons sur notre gauche et le sentier se met à grimper assez fort maintenant, un filet d’eau le descend en plein milieu, nous nous retrouvons encore une fois les pieds dans l’eau mais le sol est dur et nous ne nous enfonçons pas cette fois. Nous n’entendons rien mis à part les oiseaux, nous nous arrêtons pour savourer. Le chemin monte un peu moins fort et sur notre droite nous apercevons une grosse roche calcaire avec un énorme trou rempli d’eau en contrebas.

Le sentier tourne sur la droite et nous continuons vers le sommet en ignorant le sentier sur notre gauche.

Nous arrivons à une station de pompage qui ne pompe sans doute pas assez au vu du nombre d’hectolitres que nous avons du éviter sur les chemins et sentiers. Nous retrouvons le tarmac et aussi un magnifique point de vue, sur notre gauche la tour du Mont Sainte Marie point d’arrivée.

 

 

 

 

 


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