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Nadrin - Le Hérou - 7 Km.
13 juin 2010

         

Formé par le méandre de l'Ourthe et son rocher le dominant, le site classé du Hérou vaut bien à lui seul, une balade. Si l'Ourthe est parvenue à tracer son sillon, elle a néanmoins buté contre les rochers du Hérou de nature quartzoschisteuse. Cet ensemble paysagé est inclus dans la liste du patrimoine Exceptionnel de Wallonie.

Ne vous fiez pas au kilométrage assez faible, c'est une balade que je qualifierais de difficile, le tronçon Remi François est même dangereux, la descente le long du Hérou aussi, la progression le long de l'Ourthe est sportive et la remontée vers Nadrin vous coupera les jambes. Mais ça vaut la peine de la faire, elle nous laisse de très bons souvenirs.

Nous garons notre voiture à côté du centre d’informations situé au carrefour à 5 branches, nous nous dirigeons vers Ollomont et nous parcourons dans l’autre sens la fin de la balade précédente. Une fois sur la petite place d’Ollomont nous allons directement à gauche et juste après une bicoque en décomposition nous bifurquons à droite dans un petit chemin herbeux. Le sentier descend, un peu plus bas nous entendons un glou glou dans les fourrés, une source sort de terre et traverse notre chemin.

Le chemin descend de plus en plus fort et devient glissant. Nous arrivons dans un sous-bois très dense, très sombre et très humide aussi. Le tout petit ru observé plus haut a réussi à creuser une tranchée assez profonde à certains endroits. Plus bas au Y nous restons sur notre gauche car à droite un pic rocheux barre le passage, une statue sur cette pointe rocheuse semble observer les randonneurs, c’est endroit s’appelle la « Cresse Sainte Marguerite ».

Nous reprenons notre descente qui devient de plus en plus glissante et nous arrivons enfin au niveau de l’Ourthe au même endroit que le petit ru que nous avons suivi plus haut, nous allons à droite en longeant la rivière, l’eau vient parfois lécher le sentier, l’endroit est très calme et très agréable. Plus loin nous contemplons un petit torrent venu tout droit du sommet. Nous nous asseyons pour manger notre tartine en silence, nous sommes seuls au monde, pas d’habitations, pas de touristes rien que l’Ourthe et nous et … un Cincle plongeur posé sur une pierre, nous retenons notre souffle, il plongera 2 fois pas loin de nous avant de s’en aller le bec rempli de larves aquatiques sans doute nourrir sa famille.

Nous continuons à longer la rivière et le chemin est tout à coup encombré de branches de sapins, les bucherons n’ont aucun respect pour les promeneurs, un panneau nous indique que nous sommes au « Tiébièwé » à une altitude de 260 mètres. Nous observons les Martinets voler fort bas et nous entamons notre montée dans la sapinière sur notre droite, à la deuxième épingle à cheveux nous voilà à la même hauteur que les Martinets, nous admirons ces voltigeurs infatigables. Cet oiseau ne se pose jamais sauf pour nicher mais dans ce cas c’est quand même en hauteur dans les trous des granges ou autre bâtiments, s’il devait se retrouver au sol il ne pourrait pas décoller, ses pattes sont trop petites et ses ailes trop grandes. Si vous voyez un jour un Martinet au sol, donnez-lui un coup de main en lui donnant suffisamment de hauteur pour qu’il puisse s’envoler.

Un peu plus haut dans le virage à droite nous devons suivre les balises « rectangle bleu sur fond blanc » avec un FR dans le coin droit, FR pour François Remy. Ce tronçon est assez dangereux, le sentier est à peine tracé et est en dévers dans le sens du talus très pentu. Je déconseille ce tronçon aux personnes sujettes au vertige, de bonnes chaussures de marche sont aussi conseillées pour aborder ce passage. Nous arrivons au point de vue « François Remy » à une altitude de 300 mètres, le Hérou n’est plus très loin.

Nous continuons notre lente et prudente progression jusqu’au Hérou un peu plus haut à l’endroit où notre semblant de sentier forme un T avec un chemin beaucoup plus large, nous soufflons un peu. Le Hérou est là et il faut escalader un peu pour voir la vallée. Nous changeons encore de balises en allant à gauche, nous suivons cette fois les « rectangles verts sur fond blanc », si la montée était périlleuse la descente l’est tout autant. Rochers glissants, racines en travers et pente très raide, tous les ingrédients sont réunis pour un parcours sportif, nous redoublons de prudence.

Nous arrivons à la « Cresse des chevaux », je grimpe sur le rocher où m’attend une magnifique vue sur la forêt, une dernière difficulté dans les rochers et nous voilà à nouveau au niveau de l’Ourthe, nous allons à droite. C’est décidemment une balade très sportive car il faut encore grimper sur des rochers et contourner de gros arbres couchés en travers du chemin tout le long de la rivière.

Plus loin une petite plage de graviers nommée « Les Ondes » et nous allons à droite en tournant, à regret, le dos à la rivière pour entamer la longue remontée vers Nadrin. Nous sommes toujours dans les bois mais ce chemin nous semble bien monotone après ce que nous avons vécu, quelques champignons par ici, un hêtre remarquable par là, un autre ru descendant vers l’Ourthe mais ce chemin est trop carrossable, nous remarquons que nous avons pris goût aux parcours « difficiles ».

Plus haut … beaucoup plus haut, à un moment où nous nous mettions à croire que cette côte n’en finirait jamais nous retrouvons le macadam et la civilisation. Encore une centaine de mètres et nous bifurquerons à gauche sur la grand route, le paysage est aussi grandiose à cet endroit. Une dernière ligne droite et nous voilà revenus au carrefour où nous attend notre voiture.

Ce fut une balade très éprouvante, dangereuse par moments, humide tout le temps mais nous sommes heureux de l’avoir faite, si l’envie vous prenait de la faire … soyez très prudents.

 

 

 


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