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Pailhe - 12 Km.
19 mai 2009

Pailhe est un petit village sur la N636 en dessous de Modave dans la région de Huy, une très belle balade avec 80% de chemins de terre et de rocailles, des campagnes, des forêts, des étangs, un petit ruisseau, il y en a pour tous les goûts. Peu de difficultés.

Dos à l’église, notre point de départ, nous remontons la N636 de quelques mètres et tournons à gauche après avoir traversé le pont au-dessus du Rau d’Ossogne.  Nous montons à droite dans la rue du Thiers ;  50 mètres plus loin nous prenons à gauche et, ensuite, garderons notre droite au Y suivant.
Au carrefour, 100 mètres plus loin, nous longeons une étable où se reposent d’énormes Blanc-Bleu- Belges, pour tourner ensuite à gauche dans un chemin rocailleux.  Un autre carrefour, 100 mètres plus loin : nous le traversons tout droit et nous nous trouvons au milieu des prairies et de prés de fauche où tout peut pousser naturellement.
Le macadam fait place à la terre, pour notre plus grand plaisir . Un bois se profile à l’horizon, juste au bout de la ligne droite ; nous tournerons à gauche, juste avant, sans y pénétrer, mais en le longeant un bout de temps pour  profiter de sa fraîcheur car il fait très chaud aujourd’hui.
Nous admirons le panorama champêtre  et, sur notre gauche, arrivons à une toute petite route de campagne en béton qui donne accès au bois et au château de Bagatelle.

Une petite chapelle, dédiée à Notre-Dame du Maquis, rappelle la mémoire des résistants tués à cet endroit, et un  panneau didactique retrace les violents combats qui ont eu lien en 1944.

Dans la nuit du 6 au 7 juin 1944, vers 1h00 alors que les forteresses volantes regagnent l’Angleterre après avoir effectués leur mission de bombardement en Allemagne, un avion au ronronnement plus doux se manifeste à l’ouest de la plaine. Le froid de la nuit et la pluie ininterrompue engourdissent les doigts de l’équipe de 4 signaleurs chargés de baliser la zone de parachutage avec leur lampe de poche, ils sont aussi charger d’indiquer la direction du vent et de s’identifier auprès de l’avion de manière certaine. Un feu vert puis trois feux blancs … et le froufrou des parachutes dans le ciel annonce l’arrivée de lourds containers chargés d’armes et de munitions. 24 hommes récupèrent les containers et les transportent au PC, vers 3h45 un autre avion arrive par le nord et largue par erreur ses containers en plein bois, certains seront retrouvés éventrés assez loin de la zone.
Vers 4h00, de longues rafales de mitraillettes balaient la plaine. Les Allemands attaquent du sud et de l’ouest en se dissimulant dans la lisière du bois, ils prennent pour cible les 24 hommes chargés de la réception et les 4 signaleurs en tentant de les encercler pour les obliger à remonter vers le nord.
Le chef des maquisards décidera de ramper à travers les lignes des « SS » pour fuir par le bas de la plaine. Ce qui fut fait, avec des pertes, durant les combats de cette nuit là (opérations destinées à ralentir la retraite des Allemands), les maquisards perdirent encore 12 hommes mais firent plus de 65 prisonniers avec un bon nombre de SS.

Moment de respect et de recueillement pour ces héros, puis nous prenons à gauche. 50 mètres plus loin, nous allons vers la droite sur le chemin de terre qui nous dirige vers un autre bois ; son entrée est  un peu sur notre droite, difficilement  visible, il faut chercher. Mais nous trouvons le petit sentier qui se glisse entre les arbres, au milieu de la forêt. Nous y contemplons  une grosse fourmilière, grouillante de vie : c’est impressionnant de voir toutes ces petites fourmis travaillant en parfaite organisation. Nous nous gardons bien de les déranger !
Le sentier monte légèrement et est un peu boueux par endroits ; il nous amène à une clairière colorée de genêts, et passant sous les épicéas qui la bordent, nous allons à gauche. C’est maintenant un chemin  en pente douce ; au Y, nous allons à droite, vers ce chemin qui, maintenant, monte assez fort. Nous tournons à gauche, ignorant un chemin  à droite et, descendant, nous trouvons de nouveau le rau d’Ossogne, un petit cours d’eau limpide, pas pollué du tout.
Nous traversons le petit pont qui nous conduit tout droit vers le château de Saint-Fontaine et, ensuite vers  le village. Nous restons à droite en suivant le rau ; les voitures doivent passer à gué, mais nous allons tout droit dans un petit chemin soi-disant en cul-de-sac, mais qui n’en est pas un puisqu’il se prolonge en chemin de terre.
Nous continuons à longer ce petit rau, puis de grands étangs jusqu’au moment où le chemin tourne brusquement à gauche en abordant une forte côte. Nous retrouvons les prairies et les vaches et arrivons à la N636 que nous traversons rapidement pour retrouver notre chemin de terre de l’autre côté. Nous sommes dans le bois de Bassin, au sommet de la côte qui culmine à 294 mètres d’altitude. Nous prenons à gauche au T suivant et nous arrivons à l’orée du bois et avons droit à une large vue panoramique.
Nous longeons toujours le bois, avant de le quitter définitivement en retrouvant un autre chemin de terre au milieu de champs cultivés, c'est là qu'un Satyre va croiser notre chemin, j'ai eu le temps de le photographier. Nous revoici sur une route en béton. Nous prenons à droite et, un peu plus bas, après deux maisons, nous entrons (toujours à droite) dans un chemin rocailleux qui nous reconduit directement  à la route. Par la gauche, nous entrons dans Pailhe où nous retrouvons l’église.

 

 



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