Le sanglier
Sus scrofa

Le sanglier (Sus scrofa) est un mammifère proche du porc, dont il est l'ancêtre, et appartenant à la famille des Suidés (les porcins, ou suidés (suidae), sont une famille de mammifères non ruminants, dont les canines sont développées et dont les pattes ont quatre onglons). Sa femelle se nomme la laie, les petits sont des marcassins, les jeunes des "bêtes rousses", les mâles âgés des "solitaires".

Description

Aucune confusion n'est possible avec une autre espèce. L'avant-train est puissant, le cou massif. La tête (hure) a une forme globalement conique. Les flancs sont comprimés. Le pelage est constitué de longs jarres très rêches (les soies) ainsi que d'un épais duvet. Les adultes sont de couleur gris-brun uniforme, mais les plus jeunes sont roux avec des bandes noires horizontales. Les oreilles triangulaires sont toujours dressées. Les canines sont particulièrement développées. Celles de la mâchoire supérieure se recourbent vers le haut grés durant la croissance. La taille des mâles est plus importante que celle des femelles. En outre, toutes choses égales par ailleurs, les sujets présents dans le sud de l'Europe sont plus petits que ceux du nord et de l'est.

                   Vie sociale: en groupe

                   Longueur: de 90 à 180 cm

                   Queue : 30 cm

                   Hauteur au garrot: 55 à 110 cm

                   Poids : 50 à 350 kg

                   Maturité sexuelle: 8 à 10 mois

Habitat

Le sanglier affectionne particulièrement les zones arborées, avec suffisamment de points d'eau. Cependant on peut le rencontrer dans de nombreux autres types de milieux. Les landes sont par exemple des milieux très favorables pourvu qu'une strate arbustive même discontinue approche un mètre de haut. Il évite simplement les grandes zones trop à découvert. Il est présent dans de nombreuses régions d'Europe, une partie du Danemark, des Pays-Bas, de Belgique, d'Italie, d'ex-Yougoslavie...) et d'Asie, ainsi qu'en Afrique du nord. Il a disparu des Îles Britanniques.

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Éthologie

C'est une espèce essentiellement nocturne. Le sanglier est très sédentaire et attaché à son territoire. Les mouvements importants que l'on observe sont dus au manque de nourriture ou au dérangement (chasse en battue). Les sangliers peuvent parcourir des distances très importantes, traverser des fleuves et des routes, ce qui occasionne de nombreuses collisions, surtout en période de chasse. Néanmoins les individus chercheront à revenir sur leur territoire dès que possible, les migrations de sangliers sont des légendes entretenues par le spectacle fréquent d'animaux affolés par les chiens. Le sanglier étant omnivore, le menu se compose de très nombreuses parties d'un grand nombre de végétaux (tubercules, fruits dont les glands et les noix, céréales, etc.), des champignons, nombreux animaux (vers, mollusques, insectes et leurs larves, petits mammifères, amphibiens, oiseaux et autres sauropsides) morts ou vivants. Ils peuvent même s'attaquer à un animal plus grand mourant ou même à une brebis en bonne santé, en particulier lors de la mise bas.

Régulièrement, les sangliers se vautrent dans la boue dans des lieux appelés des « souilles », puis s'en vont se frotter contre les troncs d'arbres avoisinants, ce qui leur permet de se débarrasser d'un certain nombre de parasites.

Les compagnies ou hardes de sangliers sont constituées d'une ou plusieurs laies suivies de leur progéniture. Les ragots (sangliers de 2 à 3 ans) ferment la marche lors des déplacements, mais sont remplacés par des mâles plus âgés en période de rut. Les cortèges sont souvent bruyants, non seulement par le bruit lourd des pas, mais aussi par les grognements, cris, soufflements et autres reniflements. Cependant, les sangliers peuvent également se montrer très silencieux lorsqu'un danger est suspecté.

A l'approche de l'homme, un sanglier prend la fuite et peut se montrer étonnamment agile et rapide. Mais lorsqu'il est blessé, ou lorsqu'une laie pressant un danger pour ses marcassins, le sanglier peut charger et se révéler très dangereux. Irrité, un sanglier claque violemment des dents ; on dit alors qu'il « casse la noisette ».

Le rut s'étale d'octobre à février. Lors d'affrontements violents entre mâles, des blessures parfois importantes peuvent être occasionnées. La gestation dure 3 mois, 3 semaines et 3 jours (soit 114 à 116 jours), la laie met bas dans le chaudron, (une excavation plus ou moins aménagée dans la végétation basse) de 2 à 12 marcassins aux yeux ouverts. Le nombre de petits est corrélé au poids initial de la femelle (40kg : deux petits, 60kg : quatre petits), mais dans le sud de la France les populations de sangliers ont été recréées ou renforcées par des hybrides de cochon domestique dans le but d'augmenter la prolificité. L'allaitement dure 2 à 3 mois, mais les jeunes sont aptes à suivre la mère dans ses déplacements dès la fin de leur première semaine. Ils sont capables de subvenir à leurs propres besoins vers l'âge de 6 mois, mais demeureront dans le groupe familial encore une ou deux années.

L’équilibre naturel

Sans prédateur, le sanglier ne subit que les risques liés aux intempéries, épizooties et activités humaines. Il n’a pas vraiment besoin de nourrissage artificiel qui le rend prolifique. Tout encouragement à sa prolifération témoigne d’une politique à courte vue, incontestablement préjudiciable au milieu naturel et aux productions agricoles.
La présence du sanglier qui de son groin assure l’introduction de l’humus dans le sol et détruit un certain nombre de larves, est bénéfique à la forêt. Le scientifique Roland M. Libois (Univ. de Liège) rapporte qu’en Pologne, "toute chasse au sanglier est interdite dès que certaines espèces de lépidoptères se répandent. La menace que ces parasites représentent pour les arbres est alors efficacement écartée".
La chasse a généré des pratiques néfastes d’hybridations suivies de lâchers. Quand, de surcroît, les résineux ont supplanté les feuillus, les forêts ne peuvent subvenir aux besoins de l’espèce qui provoque alors des dégâts aux arbres et surtout aux cultures voisines car le sanglier est contraint de quitter son domaine initial.
La responsabilité de la chasse de loisir dans ce qu’il est advenu du sanglier est lourde.

Quelques photos glanées sur le net

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